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Alain Marc Lequien

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Nouveaux Mysteres de Saône-et-LoireOn dit généralement que les dictons et les proverbes sont les fruits de la sagesse et de l’expérience du bon peuple. C’est vrai, mais en plus chez nous en Bourgogne, ils naissent aussi de la fantaisie et de la verve de chacun.Je me rappelle cette remarque d’un vieux paysan qui n’aimait pas se laver et qui répondait à sa femme qui le relançait constamment « M’amie m’amie, crasse vaut cuirasse. » En voici quelques uns de sagesse populaire.

   « Ce qu’on apprend au ber, dure jusqu’au ver. » (ber : berceau).

   « Beau parler n’écorche pas la langue. »

   « Un coup de langue est pire qu’un coup de lance. »

   « Quand le diable devient vieux, il se fait ermite. »

   « Tête de fou ne blanchit jamais. »

   « Bâtir salon avant cuisine, de la maison, c’est la ruine. »

   « Goutte à goutte, l’eau use la pierre. » (On arrive toujours à ses fins).

   « On gagne souvent plus à aiguiser sa faux qu’à se servir d’une mauvaise. »

   « Chacun doit être bon payeur s’il veut être bon joueur. »

   « Après bon vin, bon pain et bonne chair, on peut envoyer la médecine se promener. »

   « Là où entre le soleil, le médecin n’entre pas. »

   « Rancune de curé, bonnes semelles de souliers. » (Pour les rancunes durables …).

   « Bien jaser et goguer, fait à moitié digérer. » (Il faut parler et rire pendant un repas, goguer signifiant dire des plaisanteries, dire des goguenettes).

   « Tins chauds tes ertauls, te serai farau. » (Tiens tes pieds au chaud, tu seras bien portant). 

   « Il est adroit de sa main comme un cochon avec sa queue. »

   « Il est maigre à baiser une bique entre les cornes. »

    « Il a plus de vent que de corbeille. » (Il parle plus qu’il n’agit).

A déguster dans mes nouveaux mystères de Saône-et-Loire. Alain

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Les Mystères de l'AinLa légende raconte que Bugia, compagne de Bel, fils de Japhet, petit-fils de Noé, a donné son nom au Bugey[1].

Bel et Bugia ayant décidé leur départ, à la dispersion des petits-fils de Noé, Japhet s’avance à son tour pour les bénir et, par un fil, il suspend au cou de sa bru un sachet en peau de gazelle.

« Portez-le, dit-il, jusqu’à ce que vos regards embrassent le pays du rêve et du désir. Là seulement, vous l’ouvrirez pour en répandre le contenu sur le sol. Il renferme de précieuses reliques du Paradis terrestre et de l’Arche, qui ajouteront encore à la beauté et à la richesse du pays que vous aurez élu. »

Durant des mois, Bel et Bugia marchèrent dans une nature hirsute, broussailleuse, sans une fleur, dans le vent, les pierres, les sables. Or, un soir, presque épuisée, Bugia, gravissant une montagne, s’arrêta au sommet et s’écria :

« Regarde ! »

Bel releva le front. Son visage se transfigura soudain. À ses pieds s’étendait une vallée sur laquelle, des hauteurs du ciel bleu, se déversaient les flots de pierreries d’un splendide arc-en-ciel. La vallée était immense, fertile, charmante.

« C’est ici, Bel, qu’il faut nous arrêter. C’est ici que je souhaite vivre. » 

« Oui, dit Bel, et nous l’appellerons de ton nom, Bugia. »

Et Bugia vida le contenu du sachet, les graines se répandirent sur le sol, les ceps s’enfoncèrent dans la terre […],

Et le lendemain matin, le Bugey s’éveilla couvert de vignobles, d’arbres fruitiers, de pampres, de cerises, d’épis de blé, de fleurs, qui emplirent dès cet instant cette terre privilégiée.



[1] Le terme de Bugey correspond historiquement au nom donné à une circonscription administrative, le vicus de Bel.

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Méthode M3C v3reduitCo-auteur de cet ouvrage avec Alessandro Biscaccianti, nous avons mis au point une méthode permettant d'apporter le changement de façon durable dans les organisations.

En adoptant la méthode M3C (Méthode de Changement Coopératif Conceptuel), le chef d'entreprise peut accroitre de façon durable et efficace les performances des processus de changement mis en œuvre par ses équipes au sein de l'entreprise.

Les collaborateurs concernés par le changement ressentiront alors un fort sentiment d'appartenance, en ayant conscience de leurs responsabilités dans la protection d'un Enjeu commun, rendu explicite par des Règles du Jeu acceptées et partagées par tous. 

Je me tiens à votre disposition pour en parler. Cordialement. Alain

 

Un blog pour en savoir plus : http://changement-durable.over-blog.com/

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Mon ami Michel Huvet, ancien président de la Société des Auteurs de Bourgogne, à qui j'avais succédé dans cette fonction éminente, a publié un hommage émouvant de Maurice VOUTEY, un homme très estimable qui fut le président d'honneur de notre association. En voici le contenu que je partage entièrement.

Pour lui, Maurice Voutey, le 8 Mai est une date floue, un anniversaire qui jamais ne l’a concerné. Ce 8 Mai 1945-là, en effet, il était à Dachau, occupé à survivre au milieu du typhus et de la faim, l’oeil fixé sur un kapo mal embouché. Et ce 8 mai 2012, il l’a raté de quelques jours, la mort l’ayant rejoint le 2 mai, tirant ainsi le rideau qu’elle avait laissé ouvert pour lui durant 67 ans.

Maurice Voutey, l’enfant du quartier dijonnais de la "commune libre Berbisey", était étudiant à l’École normale de la rue Charles-Dumont quand, en 1942, les occupants nazis fusillèrent pour l’exemple quatre de ses camarades. C’en fut trop. Le jeune Maurice entra illico dans la Résistance. Dénoncé, il fut arrêté, emprisonné puis transféré à Drancy où, dans des wagons à bestiaux, un train d’enfer l’emmena à Dachau et dans les camps du Neckar.

Comment fit-il pour y survivre et en revenir ? Il l’ignora toujours, mit ça sur le compte de chaussures à sa taille, sur une santé sans doute plus robuste que celle de bon nombre de ses compagnons en pyjama rayé. Mais il n’oublia jamais son retour à Dijon, dans son école : on ne l’attendait plus, on n’avait pour les déportés qu’un regard de commisération lointaine, un déporté comme lui faisait un peu peur aux planqués de la collaboration.

Maurice Voutey devint historien, professeur. Compagnon de route des affidés de Thorez, militant de toujours et pour toujours, il accompagna les aventures politiques de ses amis pour que jamais on oublie l’horreur concentrationnaire et comment l’humanité avait pu en arriver là. Il publia des ouvrages sur cet univers – on l’a lu jusqu’au Japon – et comme il avait une sacrée plume, il publia aussi des récits de son aventure, des mémoires inavouables en forme de roman – ainsi apprit-on que dans les années 90 il croisait encore, rue de la Liberté, celui qui l’avait dénoncé en 1944 – et raconta son quartier Berbisey dans un livre superbe et sans équivalent.

Maurice Voutey fut aussi, toute sa vie de survivant, un de ces combattants de l’ombre qui jamais ne baissent les bras. Il était encore, ces derniers mois, président national délégué de la FNDIRP (Fédération nationale des Déportés, Internés, Résistants et Patriotes) au sein de laquelle il côtoyait les "héros" grâce à qui la France un jour se libéra du joug nazi. Je n’oublierai pas avoir pu connaître, grâce à lui, des personnages comme Maurice Kriegel-Valrimont, Pierre Meunier, Lucie et Raymond Aubrac, et même le "libérateur" de Paris, le colonel Rol-Tanguy. C’était à Champigny-sur-Marne, pour les 50 ans de la Libération. Rol-Tanguy, toujours géant malgré ses 90 ans, me serra la main et me dit, au garde-à-vous : "S’il faut recommencer demain, je suis prêt"!

Et puis Maurice Voutey, c’était aussi l’amitié toujours offerte, sans discrimination, c’était la chaleur d’une âme aussi humble que rare, la classe d’un homme qui jamais ne baisserait les bras et qui, chaque jour, militait pour l’honneur contre la déréliction. Il avait cosigné l'appel du 8 mars 2004 intitulé Créer c'est résister. Résister c'est créer avec d'anciens grands résistants comme Lise London, Raymond Aubrac, Stéphane Hessel, Daniel Cordier, Germaine Tillion ou Maurice Kriegel-Valrimont. Dans ce document, les signataires appelaient "les jeunes générations à faire vivre et transmettre l'héritage" du Conseil national de la Résistance (CNR) et "ses idéaux toujours actuels de démocratie économique, sociale et culturelle".

Il est mort dans la plus grande discrétion. Et nous avons perdu ce qui devient de plus en plus rare en ces temps, "une conscience", comme l’a écrit France-Soir. Michel HUVET

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Culturel1.jpgC'est dans le cadre de l'Espace Culturel du centre commercial Cap Emeraude à Bourg-en-Bresse que j'ai passé plusieurs heures ce samedi à dédicacer mon dernier ouvrage " les mystères de l'Ain " (éditions De Borée). L'accueil par Carine, la responsable du lieu, fut chaleureux et nous avons pu échanger au cours du repas offert par cette enseigne. Un geste à remarquer... suivez mon regard. 

Presque tous les  livres présentés ont été vendus (un franc succès), et certains visiteurs n'ont pas hésité à me faire des suggestions pour d'autres lieux et/ou histoires à inclure dans un prochain volume. Malheureusement, les photos prises sur place sont inexploitables. C'est la vie... 

Dés ce mercredi 16 mai, j'entame la seconde partie du Chemin de Compostelle qui va me mener de Nevers (Nièvre) à La Souterraine (Creuse) avec un retour le 24 mai.

Ma prochaine dédicace à Bourg est prévue le 9 juin, juste avant d'entamer la troisième partie du Chemin qui me mènera de La Souterraine (Creuse) à Sainte-Foy-la-Grande (Gironde). A bientôt... Alain

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Les Mystères de l'AinMon dernier et 12e opus (442 pages) est désormais en vente dans toutes les bonnes librairies et les grands magasins. Vous y trouverez la création légendaire du Bugey, les dinosaures de Plagne (Dinoplagne), les traces laissées par Gargantua, les poypes de la Bresse et de la Dombes sans oublier les moments de lutte contre l'envahisseur nazi. Sans oublier Mandrin, M01afig49Mandrin.jpgmaître de Bourg, la légende se saint Amand, les meurtres commis par Jean-Claude Romand, docteur es mensonges. Mais aussi l'histoire de ses espions anglais sous la Révolution et l'Empire, le supplice de la Gonete, les étranges pratiques des frères Bonjour à Fareins...

Vous pourrez entendre mon interview sur RCF Pays de l'Ain le mercredi 25 avril à 12h15 et 19h15.

Je vous annoncerai ultérieurement mon passage sur FR3 Rhône-Alpes.

Deux séances de dédicaces sont programmées : le 12 mai au Centre Leclerc de Bourg-en-Bresse de 11h00 à 17h00 et le 9 juin 2012 apres-midi, à la librairie du Théâtre à Bourg-en-Bresse.

A bientôt... Alain

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webcharnay3.jpgA quelques jours de notre départ pour la première partie du Chemin de Compostelle à partir de Vézelay  (compostelle2012-lequien.over-blog.com/), j'ai réalisé une formation sur l'entretien d'évaluation au sein de la collectivité de Charnay-les-Macon (71).

Juste en face de la salle Ballard, se trouve cette belle église romane datant du XIe siècle, portant le nom de Sainte-Madeleine lès Mâcon. webcharnay1.jpgElle se trouve sur le chemin de transition de Compostelle qui permettait de rejoindre Cluny avant de se diriger vers la route traditionnelle du Puy-en-Velay. Une halte que ne manquait pas de faire les pèlerins venant de Suisse ou de l'Ain. Sans oublier la qualité de la rénovation du Christ en Gloire du tympan réalisée en 1991 par mon ami Philippe Griot que j'ai bien connu lorsque je demeurais à Cluny.

webcharnay4.jpgSainte-Madeleine est peut-être représentée par cette statue moderne réalisée en bois

Si l'extérieur est enrichissant, que dire de cette lumière matinale de ce mois d'avril se reflétant dans le vitrail du choeur, ressortant du fait de la pénombre de l'église. Humblement, j'avoue que cette vision a déclenché en moi une grande émotion. On ne se refait pas.  webcharnay5.jpg

Si cette église située dans le vieux bourg est attachante, que dire de ce paysage où l'on aperçoit au loin la Roche de Solutré, dont j'ai conté l'histoire dans mon ouvrage sur les Mystères de Saône-et-Loire. Une bonne préparation pour le Chemin.  

 

A bientôt. Alain

 

   

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Bussyweb.jpgPour préparer la sortie d'un groupe d'amis au mois de juin, je suis parti ce dimanche 1er avril (eh oui !) au château de Bussy-Rabutin, un noble bourguignon de l'époque de Louis XIV qui eut quelques démêlés avec le roi soleil. Sa vie fut un vrai roman, entre campagnes militaires et aventures galantes. Il est notamment l'auteur de l'histoire amoureuse des Gaules.Cousin de Mme de Sévigné, c'est grâce à lui que l'on possède de nos jours leur correspondance. Exilé par le roi, il va passer dix-sept ans à enrichir la décoration de son château.  cabinettravailweb

A l'entrée, j'ai le plaisir de découvrir quelques auteurs appartenant aux Poètes de l'amitié que j'ai croisé lors des salons du livre de Dijon, à l'époque où j'étais président de la société des auteurs de Bourgogne. Échanges sympathiques et amicaux avec ces auteurs qui mettent toujours une grande émotion dans la réalisation de leurs écrits. J'en serais bien incapable. Visite du château et particulièrement de sa décoration réalisée par des artistes locaux à partir des désiratas du propriétaire. 

emblemewebDe formation jésuite, il va faire réaliser des devises particulièrement réussies. A cette époque, une devise ou emblème est une figure symbolique qui est accompagné d'un texte (latin, italien, espagnol, français) où il fait ressortir entre autres choses son impertinence vis à vis de Louis XIV, sa nostalgie d'exilé éloigné de la cour et sa rancoeur d'amant délaissé. Mais aussi, une lecture plus exotérique, car c'était un savant, membre de l'académie française (siège 20).

Ce château sera racheté par le comte de Sarcus qui sauvera de nombreuses oeuvres et réaménagera le château.

Puis c'est un détour par Alésia pour prendre quelques infos sur la visite en groupe du site du nouveau MuseoParc ouvert cette année et la recherche d'un restaurant à Flavigny-sur-Ozerain.

Je profite d'être dans ce coin de la Côte d'Or pour passer prendre des photos de deux dolmens que j'aimerais voir apparaître dans mon futur second ouvrage sur la Côte d'Or : La Roche sous la Chapelle à Gresigny-sainte-Reine et le menhir de Montigny-saint-Barthelemy.

dolmengresignyweb.jpgdolmenmontignyweb.jpg

Le premier est immense, de la hauteur d'une maison, et est aujourd'hui recouvert de végétation. Le second est maintenant sur le parvis de l'église, faisant cohabiter l'antique religion avec le catholicisme. 

A suivre... Alain

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Mystères de Côte d'Or - volume 1Je participe à la première journée du livre et des vieux papiers organisée par la Société d'histoire Ille-Ignon qui se déroulera à Is sur-Tille à la salle des Capucins de 10h00 à 18h00.  L'occasion de partager et d'échanger avec mes fidèles lecteurs et de rencontrer d'autres auteurs et passionnés de l'écriture. Nombreuses cartes postales anciennes.

Je n'ai pas encore reçu mes deux derniers ouvrages bientôt disponibles dans toutes les bonnes librairies : Les Mystères de l'Ain (Éditions De Borée) et la Méthode M3C - Réussir un changement dynamique, stable et durable avec Alessandro Biscaccianti (Éditions A2C Média), mais ce sera l'occasion d'en parler.  

Ainsi que de mes conférences.

A bientôt. Alain

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Alain Marc Lequien

Auteur, conférencier : Sur le chemin de Sainte-Anne d'Auray, 12 paroles d'un cherchant -Sur la voie des Plantagenêts - Les trois vies de Robert le diable - La Marianne,la révolte des ardoisiers de Trélazé - En cheminant vers Compostelle - Destins croisés, le périple de deux ados en quête d'identité - Vauban, humaniste, précurseur du Siècle des Lumières - Au cœur du Moyen Âge - Père et Fils sur le Caminho Portuguès - Sur les pas de Sigéric (La Francigena)- Bons Cousins Charbonniers et + de 20 ouvrages

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