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Alain Marc Lequien

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activites d'auteur

Sortie des Mystères de Rhône-Alpes

Chers amis, j'ai le plaisir de vous annoncer la sortie du dernier ouvrage comme co-auteur auquel j'ai participé.

Des contreforts du Massif central aux sommets vertigineux des Alpes, en passant par les vallées de la Loire, du Rhône et de l'Isère, la région Rhône-Alpes regorge d'histoires insolites, de phénomènes mystérieux, de destinées singulières. Avec sept autres auteurs, j'aimerai vous en dévoiler les plus étonnants.
Chapitre après chapitre, vous suivrez les traces de la première ligne de chemin de fer en France, reliant Saint-Étienne à Andrézieux ; vous descendrez les célèbres gorges de l'Ardèche ; vous tremblerez à l'évocation des étranges pratiques d'exorcisation de François Bonjour, à Fareins, dans la Dombes ; vous apprendrez comment le Dauphiné faillit redevenir un État indépendant ; vous assisterez à l'extraordinaire épopée du contrebandier Mandrin ; vous ferez connaissance avec la Dame noire de Myans ; vous découvrirez l'origine cocasse du nom « Pisse-Vieille », porté par le seul climat reconnu de l'appellation brouilly, dans le Beaujolais, ou la véritable histoire des possédés de Morzine, qui défraya la chronique au milieu du XIXe siècle.
Patience, l'histoire rhônalpine n'aura bientôt plus de secrets pour vous !

Bonne lecture. Alain Lequien dit Bourguignon la Passion.

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Prochaine sortie des Mystères de Bourgogne - De Borée

C'est avec plaisir que je vous annonce la sortie du dernier ouvrage auquel j'ai apporté ma participation. Ouvrage collectif réalisé avec Sandra Amani et Jean-Pierre Fontaine, vous y retrouverez plusieurs histoires insolites qui se sont déroulées en Saône-et-Loire et en Côte d'Or. Sandra vous fera partager celles venant de la Nièvre et Jean-Pierre Fontaine de l'Yonne. C'est un nouveau moyen de découvrir les dessous de notre région associée maintenant avec la Franche-Comté.

Au fil de ces pages, vous vivrez la dernière grande bataille du contrebandier Mandrin à Gueunand, la belle histoire d'amour des époux de Nevers au temps de la peste noire et l'attente angoissée de Pasteur au château de Marrault après la première inoculation du vaccin contre la rage. Vous découvrirez les légendes de la création du monde à Bibracte, des « prouesses et galanteries d'Henri IV au bourg de Fontaine-Française » et des trois frères fondateurs de La Charité-sur-Loire. Vous ferez connaissance avec la bête faramine de Saulieu, le gentilhomme bigame de La Pivardière et le terrifiant esprit frappeur de La Machine. Vous visiterez le château de Seignelay, dont les entrailles cachent la fortune d'un seigneur, les vestiges du sanctuaire de la déesse Sequana à Source-Seine et les rochers aux formes fantastiques d'Uchon, la « perle du Morvan »..

Amicalement. Alain

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Au rayon livres de Carrefour.
Au rayon livres de Carrefour.

Hier, Alain, un ami rencontré lors de notre réunion mensuelle, m'avait averti que mes ouvrages étaient en bonne place au Carrefour de la Toison d'Or (Dijon). Par curiosité, j'y suis allé ce matin. Effectivement, mes ouvrages étaient bien placés avec ceux de Marie-France Barbot (nous avons le même éditeur) même si je n'étais pas en dédicace. D'où, cette photo prise par une sympathique dame du magasin.

Un futur lecteur - il venait de prendre mon ouvrage sur les mystères de Cote d'Or - voyant cela a demandé à cette même dame de nous prendre ensemble en photo. J'ai dédicacé ce livre après son passage en caisse en buvant un café. Merci Christophe. Bonne découverte de ces histoires à déguster sans modération. Cela m'a fait plaisir puisqu'il va ensuite l'offrir à son père François.

A bientôt. Alain

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Alain au monastère
Alain au monastère

Faire retraite dans un monastère peut paraitre étonnant pour un déiste, se posant de nombreuses questions sur les religions. Mais, j’en ai éprouvé le besoin, tout simplement, pour terminer en sérénité un ouvrage dont la réalisation me tient à cœur tout particulièrement : Francs-maçons d’Orient, dialogues vers Compostelle.

Y-a-t-il un lien avec mon accident de juin dernier qui s’est déroulé non loin de là, et qui a failli mal se terminer ? Etait-ce un signe du destin, du hasard ? Je ne sais quoi vous répondre, mais au fond de moi, je n’y crois guère.

Je ne sais pas si j’ai été moine dans une autre vie (ce que les manichéens appellent le transvasement). Mais, je me sens proche d’eux même si je serais incapable de vivre leur expérience de vie. J’aime trop la multiplicité de la vie, le fait de pouvoir faire de nouvelles expériences, en fait je suis trop hyperactif pour me poser ainsi même dans un lieu si serein.

Donc pourquoi ma présence en ce lieu retiré ? C’est tout simplement la volonté de me retrouver de nouveau face à moi-même, loin des bruits assourdissants d’une activité peut-être trop intense. Vous savez, celle des retraités…

un des chemins raides pour acceder à l'abbaye
un des chemins raides pour acceder à l'abbaye

Le monastère de Ganagobie qui m’accueille pour ces six jours est situé entre Sisteron et Manosque, sur un plateau de quatre cents hectares dominant la tumultueuse Durance. Pourtant, son nom me fait penser aux Pères du désert d’Egypte. La voie Domitia reliant Rome à Saint-Jacques-de-Compostelle passe à proximité du monastère. C’est donc un endroit où j’aurais dû effectivement passer cet été.

Faisons maintenant un peu d’histoire.

Même s’il reste les prémices d’une première abbatiale au village datant du IXe siècle, le premier prieuré fut créé au Xe siècle avec une église dédiée à Notre-Dame. On peut admirer encore de très anciennes et belles mosaïques du Moyen Âge (même si elles auraient besoin d’être rénovées) dont les décors reflètent l’expérience des moines du XIIe siècle pour qui le monde était le théâtre de la lutte contre les passions. Le mal y côtoie le bien.

Ma retraite au monastère de Ganagobie (16 au 22 décembre 2014)
Ma retraite au monastère de Ganagobie (16 au 22 décembre 2014)
Ma retraite au monastère de Ganagobie (16 au 22 décembre 2014)
Un soir etonnant
Un soir etonnant

Dès 939, trois décennies après la création de Cluny, Ganagobie fut rattaché à cette grande abbaye bourguignonne qui va dominer pendant plusieurs siècles le monde de la Chrétienté occidentale. Pendant plus de trois siècles, l’abbaye fut florissante.

Puis, comme un peu partout en France, son déclin va s’entamer avec un point bas qui se situe avec le saccage par les Huguenots en 1562.

En 1788, le prieuré est supprimé par le roi de France. Trois ans plus tard, les bâtiments sont vendus comme biens nationaux. Une grande partie des bâtiments conventuels fut démolie. Après un total abandon, en 1891 le prieuré est cédé à la Communauté Sainte-Marie-Madeleine de Marseille, une Congrégation bénédictine créée par dom Guéranger en 1865.

Pendant plus de vingt ans, les moines vont aller se réfugier en Italie à la suite de loi sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat de 1905. Grace à un subterfuge, le prieuré ne fut pas saisi puisque appartenant nominativement à un moine.

Ma retraite au monastère de Ganagobie (16 au 22 décembre 2014)
Ma retraite au monastère de Ganagobie (16 au 22 décembre 2014)
Ma retraite au monastère de Ganagobie (16 au 22 décembre 2014)
une source rafraichissante
une source rafraichissante

De retour en 1925, les moines rejoindront l’abbaye royale de Hautecombe (Savoie) prêtée par le roi d’Italie. Puis, pendant douze années, des moines venus de Marseille vont restaurer Ganagobie alors en ruine.

En 1955, avec l’accord des Monuments historiques, la rénovation de l’église est lancée. Il faudra dix-huit années pour la réaliser. Les années suivantes vont permettre une restauration succincte des mosaïques romanes trouvées sur place.

En 1992, Ganagobie étant devenu habitable, les moines quittent de Hautecombe (Savoie), les moines reviennent s’installer sur le plateau. Le prieuré ancien est devenu abbaye. En 1994 a lieu la consécration de l’église lors du millénaire de la mort du grand abbé de Cluny, saint Mayeul. C’est dans ce lieu que furent enregistré de beaux chants grégoriens réalisés par les moines encore présents.

C’est donc dans ce lieu clunisien par essence que je passe cette retraite, un Cluny que je connais bien pour y avoir habité plus de trois ans.

Un lieu de repos au sein de l'abbaye
Un lieu de repos au sein de l'abbaye

De nos jours, forte de dix-huit moines, de quelques novices et oblats, la communauté consacre une grande partie de son temps au travail manuel et intellectuel, selon la Règle de Saint-Benoit. Les moines étant contemplatifs, c’est-à-dire qu’ils n’ont pas d’activités externes hormis le travail leur permettant de subvenir à leurs besoins.

La retraite n’est pas contraignante, laissant une grande liberté à chacun d’organiser sa journée en tenant compte des impératifs de la communauté.

La vie monastique est très réglée, et le tintement des cloches est là pour nous la rappeler.

Les moines et novices participent à sept offices quotidiens, de 5h00 du matin à environ 20h30 le soir. Personnellement, j’y participe à trois reprises, un chiffre de synthèse que je connais bien. C’est toujours un moment intense de recueillement rythmé par la musique des psaumes chantés des moines.

Voici le déroulement de ma journée organisée autour de l’écriture, le recueillement, la méditation et la lecture.

Accés à l'hotellerie
Accés à l'hotellerie

Lever vers 6h00, pour assister aux Laudes qui ont lieu à 7h00 dans l’église. Celles-ci durent environ trente minutes. Passant par le cloitre sur l’invitation du père hôtelier, nous allons prendre le petit déjeuner servi en libre-service au réfectoire des moines sans leur présence.

Petite balade d’une demi-heure environ suivie d’un temps d’écriture jusqu’à midi. Juste le temps d’aller à l’église pour assister à Sexte.

Après l’office qui dure dix minutes, nous nous rendons par le cloitre au réfectoire des moines pour y prendre le déjeuner en leur présence. C’est un temps de partage où le silence est de rigueur. Seul, un moine fait la lecture de textes historiques ou religieux. Il se trouve, fait du hasard (existe-t-il ?) que l’un des textes est issu d’un ouvrage de V. Laurent-Petit, Un très bon plan (Editions Globe) qui parle du compagnonnage. Un beau morceau d’architecture pour Bourguignon la Passion.

Chaque moment est rythmé par le bruit de la bague de l’abbé sur le table de bois (comme à l’église d’ailleurs) alors que j’ai vu qu’il disposait d’un maillet.

A la sortie, nouvelle petite balade suivie d’un temps d’écriture jusqu’aux Vêpres qui ont lieu à 17h30 et qui dure trente minutes.

Sur les chemins de Rome et de Compostellere
Sur les chemins de Rome et de Compostellere

Le diner a lieu à 19h00 et se déroule de façon identique au déjeuner. A la fin, une tisane chaude nous est servie.

La table des retraitants et des oblats (civils volontaires au service du monastère) est placée au milieu des tables des moines disposées en U.

Au retour du repas, comme il fait nuit noire, je rentre dans ma chambrée en consacre mon temps un peu à l’écriture, surtout à la lecture et à la méditation jusqu’à ce que les bras de Morphée m’appellent.

Seuls les retraitants hommes mangent au réfectoire de l’abbaye avec les moines, les femmes partageant leurs repas au réfectoire de l’hôtellerie.

Les offices, constitués de psaumes chantés, se déroulent sous la forme d’un dialogue entre l’un des moines et le reste de la communauté. Ici, pas de fioritures, tout est simple, prenant, à même de vous pousser à la réflexion et au recueillement. Et c’est beau ces voies d’hommes sans musique.

Dimanche, la veille de mon départ, j’ai assisté à la messe concélébrée par sept moines prêtres. Ce fut un moment fort plein d’émotions, un peu comme celles que j’ai pu suivre sur mon cheminement vers Compostelle lors de la messe des pèlerins.

Lors de mon arrivée, avant le premier repas, l’abbé m’a lavé les mains en signe d’accueil. Ce geste se trouve dans la continuité d’une tradition ancienne où les moines lavaient les pieds des pèlerins et des passants qu’ils accueillaient, riches ou pauvres. Cette tradition du lavement des pieds, j’en ai bénéficié en Espagne sur le Chemin de Compostelle dans certains monastères.

La créche de l'abbaye vue de l'église
La créche de l'abbaye vue de l'église

Les repas et le logement sont dans la même veine, juste ce qu’il faut pour assurer le minimum. La petite chambre individuelle avec lavabo est largement suffisante, la douche et les toilettes étant communautaires. Tout cela est propice pour bénéficier de ce moment de recul face à un monde épuisant.

Au cours de mes petites balades sur le plateau, j’ai pu découvrir les cultures des moines, jardin potager pour les repas, oliviers et lavande servant à la fabrication de produits vendus par le monastère. Une de leurs sources de revenu avec l’hôtellerie (35 euros en pension complète).

Sur le plateau, une fontaine aux oiseaux est située au milieu du chemin. On peut y voir aussi d’anciennes tombes de moines sous forme de sarcophages, le nouveau cimetière d’une grande simplicité, des bâtiments ronds en pierres et… une tortue géante réalisée avec les pierres du plateau.

Une belle expérience que je ne manquerais pas de renouveler.

Bourguignon la Passion

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Haine tenace, mon 14e bébé... en littérature

Après le vif succès de mes livres précédents, j'explore aujourd’hui les méandres de l’histoire de Gérard Piogey, un homme d’une honnêteté et d’une probité profonde, porteur des idées républicaines. Considéré dès son arrivée dans le village de Sombernon (Côte d’Or) comme un étranger, ce notaire va subir pendant près de vingt ans la haine implacable de trois notables royalistes qui se vengèrent au gré des changements politiques. Cette haine va le mener à huit reprises devant le tribunal, et l’envoyer plusieurs fois en prison.

Tout est permis pour prendre et conserver le pouvoir.

Son fils Jean, à l’époque du prince-président Napoléon, va subir, dans de moindres proportions, les mêmes difficultés.

Ce 14e ouvrage, basé sur des faits réels retrouvés aux archives départementales, est aussi une importante page de l’Histoire de France et de la Bourgogne, à cette époque troublée qui perdura du Premier Empire à la Seconde restauration des Bourbons, en passant par les Cents Jours.

L’occasion aussi de découvrir son avocat, Etienne Cabet, le porteur du fameux projet communiste de l’Icarie aux Etats-Unis et des filleuls de son fils, les frères Eugène et Auguste Spuller, qui eurent une grande influence sous la seconde et la troisième République.

Format 16*23.7 fini à la française

194 pages – prix : 16 €

N’hésitez pas à me contacter pour une vente directe : a.lequien@yahoo.fr

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Un nouvel ouvrage : les mystères de Savoie

Bonjour mes amis,

C'est avec plaisir que je vous propose de découvrir mon 13e bébé, les mystères de la Savoie profonde en plus de 420 pages. Je vous mènerais sur les pas de personnages pittoresques tels Hannibal et ses éléphants, le contrebandier Mandrin ou encore Joseph Opinel, le créateur de ce couteau mondialement connu. Mais aussi à remonter le temps avec des légendes et histoires fantastiques mêlant esprits, superstitions, croyances, sorcelleries avec le présence du diable à Bessans, où le Christ enfant serait venu, le procès des limaces de Saint-Jean-de-Maurienne, la Dame noire de Myans... sans oublier ces ovnis qui ont traversé le ciel savoyard.

Les saints patrons ne sont pas absents : Marin, Jacques l'Assyrien, Jean-Baptiste, Bernard de Menthon sans oublier l'épine de la couronne du Christ à Nances, le Saint-Suaire à Chambéry avant de partir à Turin, les énigmes de la rotonde de Lémenc...

Et puis, l'évasion du marquis de Sade de la forteresse de Miolans, le mystérieux héritage des Dubonnet de Saint-Cassin, Benoit Leborgne devenu général et comte de Boigne, le bienfaiteur de Chambéry, le chevalier de Rosaz, bienfaiteur de Montmélian, le député rhabilleur...

En tout, plus de soixante histoires à déguster sans modération.

A bientôt, au cours de mes dédicaces. Alain.

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L’aquabousier de Semur-en-Auxois (mystères de Côte d'Or).

En ayant rencontré ce personnage hors du commun après avoir lu un article dans la revue Bourgogne Magazine[1], j’ai découvert un homme passionné de peinture, Michel Vienkot, qui utilise une manière originale de réaliser ses œuvres.

Tout commença lorsque cet artiste, issu de trois générations de peintres, oublia ses tubes de peinture alors qu’il devait réaliser le portrait d’une belle vache charolaise. Oui, notre artiste s’était spécialisé dans le bestiaire. C’était il y a une vingtaine d’années environ. Une charolaise qui l’attendait dans le pré s’oublia et laissa tomber une belle bouse lourde et odorante. L’odeur ne gêna point notre homme, il la connaissait déjà et, de toute façon, c’était tout à fait naturel.

N’ayant pas le cœur à retourner en ville, il eut l’idée – saugrenue diraient certains – de tremper son pinceau dans cette bouse qui ressemble à de l’herbe broyée. Le résultat fut surprenant sur la toile. Alors qu’il pouvait être décevant, ce fut tout le contraire. Voilà ce qu’il disait au journaliste à cette époque : « La bouse s’étale sur la toile exactement comme pour une aquarelle, elle se comporte de la même manière. Mélangée avec de l’eau, elle donne des nuances étonnantes, des tons pastel au vert foncé. Débarrassé des odeurs après une journée de séchage, on obtient une coloration vieil or que j’aime par-dessus tout. Selon les saisons, j’écrase des baies pour étendre ma palette. »

Depuis, notre artiste a étendu sa gamme en utilisant directement des éléments de la nature. « Par exemple, la chair violacée du museau est restituée par les mûres. J’incorpore aussi dans mon tableau des herbes, des trèfles à quatre feuilles, tout ce qui est dans un pré. En fin de compte, la nature se suffit à elle-même. Faire renaître une vache avec ses excréments c’est, pour moi, parcourir le cycle même de la vie, comme une lente rumination. »

Ses outils : un bocal noir de fumée pour remplacer les crayons, un bocal de racines pourries pour les bruns, de la cendre pour les gris et du papier. Notre artiste est un homme proche de la nature. Il a même vécu en Provence dans une cabane sans eau, ni électricité. Tout un art de vivre. Depuis lors, revenu dans sa Bourgogne natale, lui et son épouse sont devenus végétariens. Non par conviction mais parce que cela leur a semblé dans l’ordre des choses. En effet, comment peut-on manger un animal à l’image de ceux qu’ils peignent et qui vivent autour d’eux.

Notre homme est aussi un amoureux des vieilles pierres. A Juilly, il a acquis une vieille chapelle à l’abandon dont le contenu avait été pillé. Cet achat ne s’est pas réalisé pour une question de religion mais tout simplement parce qu’il avait du mal à accepter qu’un quelconque acheteur ne la détruise ou ne la transforme en maison d’habitation. Depuis, Michel fréquente assidument les brocantes. Il chine pour acheter de vieilles « Vierges, Mères à l’Enfant » pour redonner du sens, un contenu spirituel au lieu. Ce n’est point un hasard s’il collectionne les Vierges à l’Enfant. Il se situe, comme ses peintures, dans le cycle de la nature où tout se régénère. Travaillant maintenant dans la sacristie de son église, il n’est pas loin de penser que le lieu est porteur de sa création. Il me racontait qu’un matin, s’étant assoupi dans son atelier, il se réveilla et aperçut une vache qui le regardait.

Une autre question se pose : A-t-il des clients pour acheter son bestiaire ? Pour vendre sa première œuvre réalisée de cette manière, il dit lui-même : « J’ai vendu ma première vache sans oser dire avec quel matériau je l’avais faite. J’étais, sans le vouloir, doublement provocateur. »

Aujourd’hui, il n’a plus de problème pour dire qu’il vend des « aquabouses. » Ce nom inventé par son épouse, peintre elle-même, allie la pureté de l’eau aux excréments des animaux. En bas de ses toiles, il en indique toujours la composition, par exemple : « Eau + bouse + mûre + bistre de tuyau de poêle. »

Lors d’un reportage sur une télévision britannique, il vit débarquer des cars de touristes pour voir et acheter ses œuvres. Un tour-opérateur n’avait pas hésité à l’inclure dans l’un de ses circuits.

Si les toiles sont originales, il faut prendre un certain nombre de précautions. Par exemple, exposées au soleil, les teintes ont tendance à s’estomper au fil du temps. De la même manière, elles redoutent le feu de la cheminée ou un mur trop froid. L’idéal est d’appliquer un verre anti-UV. Pour protéger la toile.

Et à ce jour, Michel Vienkot a vendu plusieurs centaines de portraits de vaches, son animal préféré. Il possède même une galerie à Semur (28, place Notre-Dame), qu’il partage avec son épouse, aquarelliste. Si vous passez à Semur, passez le voir, c’est un personnage étonnant avec sa verve, sa passion, ses longs cheveux blancs. Et vous serez très étonné … agréablement.

Découvrir d'autres histoires dans les Mystères de la Côte d'Or (Éditions De Borée).

[1] BROUILLOT, Dominique, Bourgogne Magazine, mars-avril 1995.

Une réalisation effectuée pour votre serviteur.

Une réalisation effectuée pour votre serviteur.

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photo-livre-savoie-tome-1.jpgLe Mot de l'éditeur :

Après le vif succès de ses livres précédents, Alain Lequien explore aujourd'hui, d'une plume reconnaissable m73fig31diablebessans.jpgentre mille, les méandres de l'histoire du pays de Savoie, rattaché à la France en 1860.

En infatigable chercheur servi par une documentation foisonnante, l'auteur vous mènera sur les pas de personnages pittoresques tels Hannibal et ses éléphants,  le contrebandier Mandrin ou Joseph Opinel, le créateur du célèbre couteau de renommée mondiale...

Il vous fera remonter le temps en retraçant des légendes mêlant esprits, superstitions, croyances, sorcellerie, avec la présence du diable à Bessans, le procès des limaces à Saint-Jean-de-Maurienne, le fantôme de Villarlurin, lm73fig37ramoneur.jpges m73fig44mandrin.jpggénies et les bouames de Maurienne... sans oublier ces mystérieux ovnis qui traversent le ciel savoyard.

Les saints patrons ne seront pas en reste, comme Marin, Jacques l'Assyrien, Jean-Baptiste ou encore Bernard de Menthon, qui hantent toujours cette terre d'éminences à couper le souffle. Et ce n'est pas tout. La fabrication de l'épée Durandal en Maurienne, l'évasion du marquis de Sade de Miolans ou encore l'épopée des ducs de Savoie n'auront plus aucun m73fig56bouquetin.jpgsecret pour vous ! Un fabuleux voyage dans les dessous d'un des plus étonnants départements français. moine-chmplan.jpg

L'auteur : Alain Lequien est un passionné d'histoire régionale. Après avoir écrit Les Maîtres de l'œuvre en 2004, Vauban le Bourguignon en 2006, il a publié un Dictionnaire des mille mots du Moyen Âge en 2009 et un ouvrage sur le changement dynamique en entreprise en 2012. Aux éditions De Borée ont paru les très remarqués Mystères (2009) et Nouveaux Mystères du Jura (2011), Mystères (2009) et Nouveaux Mystères de Saône-et-Loire (2011), Les Mystères de la Côte-d'Or (2010) et Les Mystères de l'Ain (2012).

Sortie le 5 mai 2013

Code ISBN : 978-2812907241

Un treizième livre de 432 pages qui, je l'espère, vous plaira.

Mes amitiés à toutes et tous. Alain

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Première de couvertureFaisant suite à mon premier ouvrage sur les Mystères du Jura, et à la demande de plusieurs personnes rencontrées au cours de mes dédicaces, voici quelques nouvelles histoires racontées par Tabourot des Accords[1]. Mais, qui était le sieur Gaulard ? A priori, un gentilhomme de cette Franche-Comté qui considérait son pays comme le meilleur, comme le plus courtois et comme le plus civilisé des pays du monde. Il était d’une ancienne maison, son père étant un homme riche et reconnu en son temps. La devise latine de la famille était « Bene vivere et lætari » que l’on peut traduire par « Bien vivre et se réjouir. » Tout un programme donc. 

 

Les herbes de grossesse 

 Mademoiselle la Clergesse de Pilleuerjus avait un grand désir d’avoir des enfants, mais M39bfig65gaulard.jpgdésespérait d’en avoir. Elle fut conseillée d’envoyer quérir certaines herbes au Couvent des Cordeliers. Elle y envoya sa servante les cueillir. Contre toute attente, c’est cette dernière qui devint grosse. Sa maîtresse s’en apercevant lui dit : « Comment, grosse vilaine, est-ce le déshonneur que vous faites à ma maison ? » Et tout ce qu’une femme de vertu peut dire à une folle. Le sieur Gaulard assistait à cette scène, et voulant apaiser sa cousine, lui dit : « Écoutez, la pauvre fille peut-être n’y peut rien. Elle a goûté et pris ces herbes sans y penser, et la voilà devenue grosse. » (Commentaire amusant d’un sieur Gaulard amateur de jolies femmes …).

 

La prière du Couvent 

 Un jour, il (Gaulard) fit présent de dix écus aux Cordeliers de Dole, afin qu’ils priassent Dieu pour lui. S’en allant, il se ravisa en chemin et retourna au Couvent. Il fit appeler le gardien et lui dit : « Écoutez, Monsieur, gardez bien de prier Dieu pour ma femme, de peur qu’elle sache que je ne vous ai rien donné pour elle. Car alors, elle crierait comme un beau diable. » Il pensait que les prières iraient jusqu’aux oreilles de sa femme, et qu’elles révéleraient ce qu’il n’avait pas donné.

 

La mort du Conseiller 

 Un jour, le sieur Gaulard fut invité aux obsèques d’un Conseiller de Dole par deux jeunes avocats, auxquels il demanda si celui-ci était mort. A la réponse affirmative qui lui fut donnée, il dit : « Vraiment, j’en suis bien marri. Dieu lui doit bonne vie et longue. Je vous prie de me recommander à ses bonnes grâces. » Notre bon sieur Gaulard pensait certainement que son souhait permettrait au Conseiller de ressusciter sur l’heure.


[1] Etienne Tabourot des Accords, Les Bigarrures et touches du seigneur des Accords, avec les apophtegmes du sieur Gaulard, Editions Estienne Maucroy, Paris, première édition, 1585, édition BM de Dijon, 1662.

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Alain Marc Lequien

Auteur, conférencier : Sur le chemin de Sainte-Anne d'Auray, 12 paroles d'un cherchant -Sur la voie des Plantagenêts - Les trois vies de Robert le diable - La Marianne,la révolte des ardoisiers de Trélazé - En cheminant vers Compostelle - Destins croisés, le périple de deux ados en quête d'identité - Vauban, humaniste, précurseur du Siècle des Lumières - Au cœur du Moyen Âge - Père et Fils sur le Caminho Portuguès - Sur les pas de Sigéric (La Francigena)- Bons Cousins Charbonniers et + de 20 ouvrages

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