A lire dans quelques semaines dans mon nouvel ouvrage : les Nouveaux Mystères de la Saône-et-Loire - éditions de Borée
Eve est la mère des vivants
mais aussi la compagne d’Adam sur laquelle le livre de la Genèse, fait retomber l’initiative et une grand part de la responsabilité du péché originel. Ainsi, les autorités religieuses ne
manquèrent-elles pas de considérer les femmes comme des filles d’Eve séduisantes et dangereuses, des créatures inférieures que l’homme devait dominer pour ne pas se laisser entrainer dans ses
instincts.
Aucune figuration de cet état d’esprit n’est plus significative que cette Eve d’Autun sculptée au début du XIIe siècle. On y voit une Eve rampante, lascive, prenant appui sur ses genoux et sur les coudes au milieu de végétaux. On la dirait photographiée, prise sur le vif, au moment même où elle cueille un fruit qu’elle va offrir à son compagnon. Elle est belle et devait soulever l’admiration avec son corps nu, véritable modèle pour l’art symbolique qu’est l’art roman.
Mais, comme cela arriva pour le tympan du Jugement dernier (voir ci-dessous), les chanoines devaient considérer ces deux tympans comme trop obscènes. Je dis bien ces deux tympans, car si l’on peut encore admirer celui d’Eve, on n’a toujours pas retrouvé celui d’Adam. Ces œuvres étaient uniques et certainement trop suggestives. C’était l’une des rares fois, peut-être même la seule, où Adam et Eve étaient représentés allongés, et non debout auprès de l’arbre de la Tentation.
Ils furent vendus par les chanoines à un entrepreneur qui en fit usage comme pierre de construction. C’est ainsi que l’on retrouva Eve dans les murs … d’une pharmacie autunoise.
Quand à Adam ? Est-il toujours inséré dans un mur ? A-t-il été détruit ? Est-il dans une collection particulière, soigneusement conservé comme trésor familial ?
Peut-être qu’un jour, espérons-le pour l’art, il réapparaitra pour être mis à la disposition de tous.


1966 : depuis plus de 2 ans,
je travaille dans cet établissement comme barman et homme à tout faire. Je n'ai pas encore mes 17 ans et déjà, j'ai des projets plein la tête : voyager, profiter de la vie, réussir, ...
Hier soir, je suis allé voir Notre
Terreur, une pièce de théatre passant à la salle Fornier dans le cadre du festival Théatre en mai à Dijon.
Quitter rapidement un poste en responsabilité dans lequel l’on s’est
investi pleinement est toujours un questionnement sur la relativité des choses.
Trés heureux de voir
qu'hier soir, il y avait beaucoup de monde pour mon intervention sur les Bons Cousins Charbonniers à Besançon. De quoi redonner un petit coup de pouce à ce Compagnonage de la forêt dont l'origine
remonte certainement autour de l'an mil, avec les grands défrichements et des fondements celtiques, dont François 1er fut, selon la légende.
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