Le diner a lieu à 19h00 et se déroule de façon identique au déjeuner. A la fin, une tisane chaude nous est servie.
La table des retraitants et des oblats (civils volontaires au service du monastère) est placée au milieu des tables des moines disposées en U.
Au retour du repas, comme il fait nuit noire, je rentre dans ma chambrée en consacre mon temps un peu à l’écriture, surtout à la lecture et à la méditation jusqu’à ce que les bras de Morphée m’appellent.
Seuls les retraitants hommes mangent au réfectoire de l’abbaye avec les moines, les femmes partageant leurs repas au réfectoire de l’hôtellerie.
Les offices, constitués de psaumes chantés, se déroulent sous la forme d’un dialogue entre l’un des moines et le reste de la communauté. Ici, pas de fioritures, tout est simple, prenant, à même de vous pousser à la réflexion et au recueillement. Et c’est beau ces voies d’hommes sans musique.
Dimanche, la veille de mon départ, j’ai assisté à la messe concélébrée par sept moines prêtres. Ce fut un moment fort plein d’émotions, un peu comme celles que j’ai pu suivre sur mon cheminement vers Compostelle lors de la messe des pèlerins.
Lors de mon arrivée, avant le premier repas, l’abbé m’a lavé les mains en signe d’accueil. Ce geste se trouve dans la continuité d’une tradition ancienne où les moines lavaient les pieds des pèlerins et des passants qu’ils accueillaient, riches ou pauvres. Cette tradition du lavement des pieds, j’en ai bénéficié en Espagne sur le Chemin de Compostelle dans certains monastères.