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Alain Marc Lequien

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Pensée du jour :
Celui qui est maitre de soi peut étouffer un chagrin aussi aisément qu'inventer un plaisir (Oscar Wilde).

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Pensée du jour :
Il suffit d'un lexique pour contenir tous les mots. Mais, à la pensée, il faut l'infini. (Alexandre Pouchkine).

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Nouveaux Mysteres de Saône-et-LoireOn dit généralement que les dictons et les proverbes sont les fruits de la sagesse et de l’expérience du bon peuple. C’est vrai, mais en plus chez nous en Bourgogne, ils naissent aussi de la fantaisie et de la verve de chacun.Je me rappelle cette remarque d’un vieux paysan qui n’aimait pas se laver et qui répondait à sa femme qui le relançait constamment « M’amie m’amie, crasse vaut cuirasse. » En voici quelques uns de sagesse populaire.

   « Ce qu’on apprend au ber, dure jusqu’au ver. » (ber : berceau).

   « Beau parler n’écorche pas la langue. »

   « Un coup de langue est pire qu’un coup de lance. »

   « Quand le diable devient vieux, il se fait ermite. »

   « Tête de fou ne blanchit jamais. »

   « Bâtir salon avant cuisine, de la maison, c’est la ruine. »

   « Goutte à goutte, l’eau use la pierre. » (On arrive toujours à ses fins).

   « On gagne souvent plus à aiguiser sa faux qu’à se servir d’une mauvaise. »

   « Chacun doit être bon payeur s’il veut être bon joueur. »

   « Après bon vin, bon pain et bonne chair, on peut envoyer la médecine se promener. »

   « Là où entre le soleil, le médecin n’entre pas. »

   « Rancune de curé, bonnes semelles de souliers. » (Pour les rancunes durables …).

   « Bien jaser et goguer, fait à moitié digérer. » (Il faut parler et rire pendant un repas, goguer signifiant dire des plaisanteries, dire des goguenettes).

   « Tins chauds tes ertauls, te serai farau. » (Tiens tes pieds au chaud, tu seras bien portant). 

   « Il est adroit de sa main comme un cochon avec sa queue. »

   « Il est maigre à baiser une bique entre les cornes. »

    « Il a plus de vent que de corbeille. » (Il parle plus qu’il n’agit).

A déguster dans mes nouveaux mystères de Saône-et-Loire. Alain

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Pensée du jour:
Celui qui fait pousser deux épis de blé ou deux brins d'herbe sur un coin de sol qui n'en nourrissait qu'un seul, celui-là aurait mérité bien mieux de l'humanité et aurait rendu un service plus grand à son pays que toute l'engeance des politiciens mis ensemble. Jonathan Swift

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Pensées du jour :
Bien savoir et bien faire une seule chose procure un plus haut développement (personnel), que d'en faire à demi une centaine.
Au fond, nous sommes tous des êtres collectifs. Tous nous devons recevoir et apprendre autant de ceux qui étaient avant nous que de nos contemporains.
Johan von Goethe

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Les Mystères de l'AinLa légende raconte que Bugia, compagne de Bel, fils de Japhet, petit-fils de Noé, a donné son nom au Bugey[1].

Bel et Bugia ayant décidé leur départ, à la dispersion des petits-fils de Noé, Japhet s’avance à son tour pour les bénir et, par un fil, il suspend au cou de sa bru un sachet en peau de gazelle.

« Portez-le, dit-il, jusqu’à ce que vos regards embrassent le pays du rêve et du désir. Là seulement, vous l’ouvrirez pour en répandre le contenu sur le sol. Il renferme de précieuses reliques du Paradis terrestre et de l’Arche, qui ajouteront encore à la beauté et à la richesse du pays que vous aurez élu. »

Durant des mois, Bel et Bugia marchèrent dans une nature hirsute, broussailleuse, sans une fleur, dans le vent, les pierres, les sables. Or, un soir, presque épuisée, Bugia, gravissant une montagne, s’arrêta au sommet et s’écria :

« Regarde ! »

Bel releva le front. Son visage se transfigura soudain. À ses pieds s’étendait une vallée sur laquelle, des hauteurs du ciel bleu, se déversaient les flots de pierreries d’un splendide arc-en-ciel. La vallée était immense, fertile, charmante.

« C’est ici, Bel, qu’il faut nous arrêter. C’est ici que je souhaite vivre. » 

« Oui, dit Bel, et nous l’appellerons de ton nom, Bugia. »

Et Bugia vida le contenu du sachet, les graines se répandirent sur le sol, les ceps s’enfoncèrent dans la terre […],

Et le lendemain matin, le Bugey s’éveilla couvert de vignobles, d’arbres fruitiers, de pampres, de cerises, d’épis de blé, de fleurs, qui emplirent dès cet instant cette terre privilégiée.



[1] Le terme de Bugey correspond historiquement au nom donné à une circonscription administrative, le vicus de Bel.

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Alain Marc Lequien

Auteur, conférencier : Sur la voie des Plantagenêts - Les trois vies de Robert le diable - La révolte des ardoisiers de Trélazé - En cheminant vers Compostelle - Destins croisés, le périple de deux ados en quête d'identité - Vauban, humaniste, précurseur du Siècle des Lumières - Au cœur du Moyen Âge - Père et Fils sur le Caminho Portuguès - Sur les pas de Sigéric (La Francigena)- Bons Cousins Charbonniers et + de 20 ouvrages

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